Cession à la jambe la tête au mur (vidéo)

Il s’agit du second exercice d’assouplissement latéral, après les hanches en dehors sur le cercle. Il permet également de décoincer les postérieurs.
Le principe est, sur un grand côté, d’orienter le cheval de telle sorte qu’il regarde vers la lice et que ses hanches rentre à l’intérieur de la piste.

Alors si on prend l’exemple d’une cession à la jambe la tête au mur à main gauche :
On part piste à main droite et en bout de grand côté, on fait une demi-volte pour se retrouver à main gauche. On s’applique à arrondir son cheval autour de sa jambe droite sur le demi-cercle, puis on fait une petite diagonale pour rejoindre la piste. Avant de rejoindre cette piste, on fait une rêne d’ouverture droite pour garder le cheval ployé à droite et sur cette rêne d’ouverture (attention pas de rêne de braguette, on écarte bien la main!!) on pousse sur sa jambe droite pour que les hanches ne rejoignent pas la piste et que le postérieur droit passe sous la masse. La jambe droite est plus ou moins reculée selon que le cheval répond plus ou moins. La rêne gauche peut être détendue, en tous cas, on laisse le cheval se ployer voir se tordre. Ce qui importe c’est qu’il passe son postérieur sous la masse.
Dans cet exercice, le cheval va se déplacer vers la gauche en regardant la lice et en décollant ses hanches de la piste.
Si jamais le cheval sort trop ses hanches on arrête la rêne d’ouverture. Si au contraire, il ne les sort pas assez on insiste sur la rêne d’ouverture tout en maintenant l’impulsion avec la jambe droite plus ou moins en arrière de la sangle.

Certains se sont demandés si cet exercice n’était pas finalement une contre épaule en dedans. Ivan Scherer indique qu’il s’agit plutôt d’une cession à la jambe puisque dans cet exercice les postérieurs croisent alors que dans une épaule en dedans (ou contre épaule en dedans) le cheval doit rester droit (parallèle) dans ses postérieurs. L’objectif de cet exercice est d’apprendre au cheval les déplacements latéraux dans la cadence et l’amplitude sans effet d’opposition, c’est-à-dire sans que le cavalier ne se serve de ses mains pour rééquilibrer ou ralentir (le pare-botte se chargeant de cela). La jambe est plus ou moins reculée selon l’angle désiré et la réponse du cheval à l’action de cette jambe. Il en va de même pour la rêne d’ouverture dont la main est plus ou moins écartée.

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